CFE, incapaz de hacer el trabajo de LFC: Antonio Gersherson

cfe-y-personalEl 12 de octubre del año pasado, el Gobierno Federal decretó la extinción de la Compañía de Luz y Fuerza del Centro (LFC). Ordenó a la Comisión Federal de Electricidad (CFE) tomar en sus manos las instalaciones de LFC asegurando que se tenía plena capacidad técnica y el personal suficiente para hacérlo. No fue así.

El Sindicato Mexicano de Electricistas (SME) denunció que la CFE ha contratado a empresas que hagan el trabajo que le fue encomendado. Dichas empresas operan sin respetar los derechos laborales de sus empleados, además de no estar capacitadas ni equipadas para desempeñar la labor de iluminar al centro del país.  En días recientes , quedó de manifiesto la incapacidad de la paraestatal ante la ola de apagones que se dieron en toda la ciudad. Antonio Gersherson, articulista del periódico LA JORNADA y ex funcionario del Gobierno de la Ciudad de México, advierte sobre el riesgo de que CFE continúe operando con tantas carencias.

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354 Respuestas

  1. Rafael Rodríguez C. dice:

    A los compañeros del noticiero de Chiapas, Expediente abierto:

    El texto que les envío está en francés. Lo publicó hoy Mediapart.fr, un periódico que edita en Internet el ex-director de Le Monde, después de que este diario, otrora famoso, fue adquirido por un compadre de Sarcozy.

    El titulo de la nota es CATÁSTROFE EN CHIAPAS, y en mi opinión, denuncia un hecho grave: el destierro de indígenas mediante el uso de helicópteros, cometido por empresarios (Shell, Coca-cola, etc.) y gente interesada en el proyecto de expropiarles su tierra para llevar a efecto negocios de los que nos enteramos cuando Fox anunció el plan Puebla-Panamá. Se trata de gente que asistió recientemente a Copenhage ¡para defender el Planeta!, seguramente para conocer qué tan fuerte podía ser la oposición hacia sus planes depredadores:

    Quiero creer que ustedes dispongan de los medios para verificar la veracidad de las aserciones del artículo que copio y pego enseguida. No intento una traducción porque mis conocimientos del francés son elementales, pero confío que entre ustedes haya quienes lo lean completo y extraigan la información que consideren relevante para denunciar estos hechos.

    Estoy a sus órdenes

    Rafael Rodríguez C.

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    Catástrofe en Chiapas

    La guerre de basse intensité menée par les autorités mexicaines (fédérales, régionales et locales) contre les populations indigènes, mayas et zoques du Chiapas, s’intensifie.
    Pour permettre la mise en place d’un projet baptisé « écotouristique », la police de l’Etat du Chiapas, aux ordres du gouverneur PRD Juan Sabines, vient de franchir un degré de plus dans l’escalade vers ce que les zapatistes désignent comme une véritable « guerre d’extermination contre les peuples indigènes ». Lors d’une brutale opération, réunissant des policiers fédéraux et des fonctionnaires du gouvernement local, parmi lesquels des représentants du ministère de « l’Environnement » , les forces de l’ordre ont brûlé les maisons, avec tous leurs effets personnels, des habitants du Poblado Laguna San Pedro. Ils ont saccagé les cultures (y compris les réserves de semences de maïs et de haricots, ainsi que des arbres fruitiers) et pillé la boutique coopérative des membres de cette communauté de la Forêt Lacandone, appartenant au municipe autonome Ricardo Flores Magón. Ceux-ci ont ensuite été emmenés de force, avec des hélicoptères, vers la ville de Palenque. Les autorités prétendent vouloir reloger les personnes ainsi déplacées dans une zone « en dehors de la réserve de la biosphère », opérer une reforestation et, au passage, développer des cultures…destinées à la fabrication de « biodiesel ».
    L’Etat mexicain et les trusts de l’énergie et des « loisirs » s’arrogent ainsi le droit, au nom de la défense de l’environnement, d’expulser des populations qui ont pourtant démontré depuis des millénaires leur capacité à vivre en harmonie, sans l’aide de quiconque, dans ces régions de forêts tropicales. Il faut noter que cette politique d’expulsions de la région des Montes Azules, préparée depuis des années1, compte sur l’appui de gouvernements étrangers, parmi lesquels ceux de l’Union Européenne (avec le tristement célèbre programme Prodesis), et de plusieurs multinationales de l’environnement, telles que Conservation International et le WWF2. Une simple lecture de la composition des Conseils d’Administration de ces ONG permet de comprendre qu’à côté des méga-projets touristiques se dissimulent également les convoitises sur le pétrole, l’uranium, l’or et surtout la formidable biodiversité que recèle encore, malgré des décennies de pillage, ces régions du Sud-Est mexicain. Dans un communiqué, le Conseil de Bon Gouvernement de La Garrucha s’adresse à la « société civile nationale et internationale », pour lui demander sa solidarité face à de tels agissements.

    Pendant ce temps, la routine de la terreur continue son petit bonhomme de chemin, un peu partout au Mexique. Dans des régions soumises au contrôle direct de l’armée, les enlèvements et les assassinats se multiplient. 8000 meurtres, au cours de ces derniers douze mois, sont imputés aux gangs du narco-trafic, dont les connections avec les forces policières ou militaires, ainsi qu’avec des responsables des trois grands partis politiques (PRI, PAN et PRD), ne sont plus à démontrer. Hier, 31 janvier, des tueurs ont froidement abattu treize jeunes gens de 14 à 18 ans, qui fêtaient la victoire de leur équipe de foot. Cela se passait à Ciudad Juárez, cette ville proche de la frontière avec les USA, où les usines de montage tournent à fond, et où des centaines de jeunes femmes ont été assassinées depuis 1995, sans qu’aucune enquête n’aboutisse.
    Mais tout n’est pas noir dans ce tableau, diront certains : le Mexique accueillera, en grande pompe, le prochain sommet mondial sur l’environnement.

    Jean-Pierre Petit-Gras
    Cette dernière opération policière a été opportunément lancée suite à la requête des « propriétaires » de plusieurs centaines de milliers d’hectares dans la région des Montes Azules. Il s’agit de quelques dizaines de membres d’une communauté « lacandone » à qui le président Luis Echeverria -par ailleurs responsable d’une terrible « sale guerre » contre les opposants après les massacres de Tlatelolco à Mexico- avait « offert » ces 617 000 hectares, prévoyant de les instrumentaliser contre les milliers de jeunes indigènes, à la recherche d’un lieu pour vivre, qui étaient en train de s’y installer.

    A la tête de cette dernière, on note, pêle-mêle, un ancien directeur général de Shell, un ministre des finances du Pakistan, un ancien premier ministre des Pays-Bas, une dirigeante de Coca-Cola -secteur environnement, bien sûr -et une pléïade de têtes couronnées.

    Les jours et les semaines se suivent et se ressemblent… Hier, des individus fortement armés ont assassiné 4 indigènes triqui à San Miguel Copala, municipio de Putla, dans l’Etat d’Oaxaca. Un employé du service des eaux, qui les accompagnait, a également été tué. Un autre habitant de la communauté est gravement blessé, tandis que trois autres sont portés disparus (une pratique commune des bandes armées employées par le gouverneur Ulises Ruiz consiste à enlever les gens, afin d’accroître l’effet de terreur). Les autorités traditionnelles de San Miguel Copala dénoncent dans un communiqué la responsabilité directe du «Partido Unidad Popular», mouvement paramilitaire dirigé par Heriberto Pazos
    Ortiz, instrument d’Ulises RUIZ et de son parti, le PRI.
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  2. Rafael Rodríguez C. dice:

    p.s. Sugiero que en su portal agreguen un correo electrónico donde sea posible escribirles.

    Ahora que veo mi mensaje bajo el tema de LyF me doy cuenta que he recurrido a la única opción que he visto a mi alcance para ponerme en contacto con ustedes, aunque no tenga nada que ver con el conflicto que enfrentan los trabajadores de Luz y Fuerza.

  3. Rafael Rodríguez C. dice:

    He aquí otra denuncia aparecida en Mediapart.fr. Ésta es del 6 de febrero. Ahora se trata de un crimen.

    En esta ocasión incluyo también los comentarios de los lectores.

    R.R.C.
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    Mexique : au Chiapas, l’entreprise canadienne Blackfire accusée de l’assassinat d’un paysan

    Le 27 novembre dernier, Mariano Abarca Roblero, paysan de Chicomuselo, dans le sud de l’état du Chiapas, a été assassiné.
    Don Mariano était l’un des porte-parole des opposants à l’extraction massive de barite effectuée depuis des mois dans son village par la multinationale canadienne Blackfire Exploration Ltd.

    Cette entreprise bénéficie d’importantes concessions octroyées par l’actuel gouvernement de l’état du Chiapas, dirigé par Juan Sabines Guerrero. Avec d’autres multinationales, elle procède à un pillage sans précédent de ces terres du Chiapas, qui sont, de l’avis des spécialistes, un véritable « scandale géologique » tellement elles referment de richesses.

    En août 2008, Mariano Abarca Roblero avait été roué de coups et menacé de mort par des employés de Blackfire, qui n’avaient même pas pris la peine de se débarrasser de leurs uniformes aux couleurs de la compagnie. Mais ni lui ni les autres habitants n’avaient cédé devant la brutalité. Car l’exploitation du baryte, si elle est extrêmement rentable pour l’économie canadienne (on l’utilise dans l’industrie chimique, la construction de centrales nucléaires, etc.), détruit la forêt et pollue les eaux de toute une région. La convention 169 de l’OIT, sur les droits des peuples indigènes, ratifiée par le Mexique et le Canada, exige que ceux-ci soient au moins consultés avant toute exploitation minière sur leurs sols. Mais, quand on n’a pas le droit, il faut prendre le gauche, doit se dire Juan Sabines, dont le parti (le PRD) est membre de l’Internationale Socialiste.
    Blackfire s’était présentée comme prête à construire des infrastructures au bénéfice de la population. Il n’en a rien été, et seuls quelques membres de la communauté ont été littéralement achetés, pour diviser le village et servir les objectifs de propagande de la compagnie. On peut d’ailleurs voir sur son site internet quelques petits films tout à fait dignes du régime nord-coréen (des parents ont baptisé leur enfant du nom du vice-président de la compagnie, tellement ils sont reconnaissants des bienfaits apportés par celle-ci !).
    Le CIEPAC, une organisation active depuis des années aux côtés des communautés indigènes, est formelle : les assassins de don Mariano ont été commandités par Blackfire.
    Les dirigeants nord-coréens iront-ils à Copenhague cette semaine ? Ceux du Canada, pour leur part, y prendront la parole. A peu près en même temps que le président de la République Fédérale du Mexique. Nous pouvons donc respirer, notre avenir est entre de bonnes mains.

    Jean-Pierre Petit-Gras

    Mariano Abarca Roblero, paysan mexicain, assassiné, après avoir été une première fois roué
    de coups.
    Une multinationale minière basée au Canada accusée.
    Des entreprises minières, ainsi que le gouvernement d’un pays et d’une région, agissant au mépris des conventions internationale signée par les deux pays concernés.
    Pillage d’une région et pollution assurées.
    Cela pourrait faire un film – mais c’est la sinistre réalité.

    14/12/2009 18:20Par Fantie B.
    répondre
    Exemple parfait de l’horreur du «marché», ou du – comment faire ses achats et ses ventes sur la terre –
    Il est à craindre qu’il en sera de cette histoire comme de l’Union Carbide en Inde (Bohpal décembre 1984) et de bien d’autres : complicité objective entre l’entreprise et l’état fédéral indien qui 25 ans après, ne demande toujours aucun compte à rendre.
    16/12/2009 05:00Par Marielle Billy
    répondre
    Il existe quelques films (pas de fictions, à ma connaissance, mais des documentaires) sur la résistance de cette communauté de Chicomuselo, avec notamment des interviews de don Mariano… On trouve également un documentaire sur le vote organisé par les mayas de la municipalité de Sipakapa (Sipakapa n’est pas à vendre), au Guatemala, contre un projet d’extension d’une mine d’or, elle aussi exploitée par une compagnie canadienne.
    Hier mardi 15 décembre, des courriers en provenance du Chiapas faisaient état de nouvelles menaces de la part d’employés de Blackfire contre tous ceux qui exigent la traduction en justice du président municipal et du responsable local de l’entreprise. Les zapatistes (Enlace zapatista), des activistes mexicains et canadiens publient régulièrement des informations sur ce conflit.
    16/12/2009 12:18Par Atenco
    répondre
    Merci pour ce complément d’information.
    16/12/2009 22:31Par Marielle Billy